P2.PRO

Hauteur statiquepoint le plus haut au-dessus du vase
mètres
Tarage de la soupape *
bar
Pré-gonflage cible du vase
Pression de service à froid, au manomètre
Plage acceptable en fonctionnement
Lecture sur site

Chaufferie en fonctionnement

  1. Lis le manomètre. Il doit se situer dans la plage en fonctionnement affichée ci-dessus.
  2. Sous la pression de service à froid alors que l'installation est chaude : manque d'eau, fuite, ou remplissage jamais ajusté.
  3. Proche du tarage, ou soupape qui suinte : vase sous-dimensionné, dégonflé ou percé, ou installation trop remplie. Le pré-gonflage est à contrôler à l'arrêt.

Contrôle du pré-gonflage, chaudière à l'arrêt

  1. Brûleur coupé, installation stabilisée. Ferme la vanne d'isolement du vase.
  2. Vidange le vase côté eau par le purgeur — sinon tu lis la pression du circuit, pas celle du gaz.
  3. Mesure à l'obus et compare à la cible ci-dessus. Regonfle à l'azote si besoin, remets en eau, contrôle la pression de remplissage à froid.

Ce contrôle ne se fait pas vase en service : isolé, il n'absorbe plus la dilatation et la pression monte jusqu'à la soupape.

Références appliquées

    Les textes normatifs (AFNOR, Reef) sont payants et n'ont pas été consultés directement : les règles ci-dessus proviennent de guides professionnels et de documentations constructeur concordants. À valider contre les textes originaux et la notice du vase avant tout usage engageant. Marges et plancher sont figés dans l'outil : ils relèvent de la conception et du constructeur, pas d'un réglage de terrain.

    * Avertissement : contrôle la pression maximale admissible de chaque équipement de la chaufferie. Le tarage doit rester inférieur ou égal à la pression admissible (PN / PS) du composant le plus faible du circuit — chaudière, ballon tampon, échangeur, vase, robinetterie. Exemple : un ballon tampon de chauffage est souvent en PN 4 ; la soupape ne peut alors pas être tarée au-delà de 4 bar, quel que soit le tarage admis par la chaudière. Une soupape tarée au-dessus de la pression admissible d’un équipement ne le protège plus : c’est l’équipement qui cède avant la soupape.

    Combustible

    Conditions de l'installation

    Pression au compteurrelative
    mbar
    Température du gaz
    °C

    Mesure au compteur

    Volume passé au compteur
    litres — lus sur le compteur pendant le top
    Temps chronométré
    secondes
    Puissance au foyerdébit calorifique Qn de la plaque
    kW
    Débit au compteur
    Puissance du brûleur
    Méthode et références
      • Les deux modes sont la même relation, dans les deux sens. En mesure : débit = volume ÷ temps, puis puissance = débit ramené aux conditions normales × PCI. En puissance : débit normal = puissance ÷ PCI, puis débit au compteur en repassant aux conditions réelles. Les deux facteurs de correction sont exactement inverses.
      • Correction aux conditions normales : Vn = V × (Patm + Pgaz)/1013,25 × 273,15/(T + 273,15), avec Patm = 1013 mbar. Loi des gaz parfaits, même relation que la feuille DEBIT GAZ du classeur.
      • PCI retenus : gaz naturel 10 kWh/Nm³, propane 25,4 kWh/Nm³, butane 32,9 kWh/Nm³, valeurs du classeur DIMENSIONNEMENT_GAZ. Le PCI réel du gaz naturel distribué varie selon le réseau : se référer au facteur de conversion de la facture.
      • Puissance au foyer, pas puissance utile. La plaque distingue le débit calorifique Qn — l'énergie du gaz consommé — de la puissance utile Pn restituée à l'eau. C'est Qn qui est en jeu ici. À partir d'une puissance utile, il faut d'abord la diviser par le rendement.
      • Ce que l'outil ne fait pas : aucun dimensionnement de canalisation, de compteur ni d'organe de coupure.

      Composition recommandée de l'eau de remplissage et d'appoint, cas courants. Les notices des générateurs priment sur ces repères.

      pH selon les matériaux
      • Le guide ne fixe pas de pH unique : il renvoie aux zones de passivation propres à chaque métal et aux notices des constructeurs. Une installation mixte se règle sur le matériau le plus sensible.
      • Acier noir : le guide indique qu'en dessous d'un pH de 9,6 ou au-dessus de 12, le fer est thermodynamiquement instable et se dissout rapidement — d'où la tendance des circuits acier à fonctionner en pH élevé.
      • Aluminium : bonne tenue à pH inférieur à 7 ; au-dessus de 7 et en présence de chlorures ou de sodium, formation d'un hydrate pulvérulent peu protecteur. C'est le matériau qui contraint le plus la plage de pH.
      • Repère VDI 2035 (directive allemande, largement reprise par les constructeurs) : pH de 8,2 à 9,5 pour l'eau de chauffage, plafond abaissé en présence d'aluminium. Valeur exacte à relever sur la notice du générateur.
      • Le pH d'une eau de remplissage monte naturellement de lui-même en circuit de chauffage, par décomposition des bicarbonates à la chaleur : une mesure juste après remplissage n'est pas représentative, l'équilibre s'établit en quelques mois.
      Unités et repères
      • TH, titre hydrotimétrique : dureté totale, en degrés français. 1 °f = 10 mg/l de CaCO₃ = 0,56 °dH (degré allemand, unité de la VDI 2035) = 0,2 meq/l.
      • Conductivité en µS/cm : reflète la charge en sels dissous. Plus elle est haute, plus les risques de dépôt et de corrosion galvanique augmentent.
      • Chlorures et sulfates : moteurs de la corrosion par piqûres, en particulier sur l'inox et les alliages cuivreux.
      • Eau rouge ocre dans un circuit comportant de l'acier : révélateur d'une corrosion par excès d'oxygène, action corrective à engager.
      D'où viennent ces valeurs
      • CG — Cegibat (GRDF), dossier technique « Traitement de l'eau des installations de chauffage : les points d'attention », tableau n°2 « Cas courants », présenté comme un bon compromis de composition de l'eau de remplissage ou d'appoint pour les cas les plus courants.
      • SU — SYPRODEAU / UNICLIMA, guide technique « Qualité de l'eau des installations de chauffage », tome 1, juillet 2020, tableau « Caractéristiques requises pour l'eau de remplissage » (p. 16). Les cinq valeurs sont identiques à celles de Cegibat : les deux sources concordent. Le guide précise qu'il ne se substitue pas aux notices des fabricants.
      • Cadre réglementaire : le guide rappelle qu'il n'existe pas de référentiel réglementaire fixant la qualité d'eau d'un fluide caloporteur en circuit fermé. Les textes cités portent sur les additifs (circulaires de 1985 et 1987) et sur les produits de traitement thermique de l'eau destinée à la consommation humaine (arrêté du 14 janvier 2019). Ces valeurs sont donc des règles de l'art, pas des obligations.

      Seuils recommandés pour une analyse de fumées : plage mini–maxi et optimum. La notice du brûleur et de la chaudière prime toujours.

      Combustible
      Type de chaudièrejoue sur la température de fumées
      Monoxyde de carbone — ce que dit la réglementation
      • Deux mesures différentes à ne pas confondre. Le CO des fumées (analyseur en buse) n'est pas le CO de l'air ambiant du local, seul visé par la réglementation d'entretien.
      • CO dans l'air ambiant, arrêté du 15 septembre 2009 (chaudières de 4 à 400 kW) : moins de 10 ppm, situation normale — de 10 à 50 ppm, anomalie, investigations obligatoires sur le tirage et la ventilation — 50 ppm et au-delà, danger grave et immédiat, injonction de maintenir la chaudière à l'arrêt.
      • Au-delà de 400 kW, l'arrêté de 2009 ne s'applique pas. À partir de 1 MW, rubrique ICPE 2910 (arrêtés du 3 août 2018, directive MCP) : valeurs limites d'émission en mg/Nm³ à O₂ de référence, plus l'arrêté préfectoral du site.
      D'où viennent ces valeurs, et ce qui cloche

      Aucune de ces valeurs n'est un seuil réglementaire, sauf le CO ambiant (R1). Ce sont des repères de pratique professionnelle. La notice du brûleur et de la chaudière prime, et sur site classé l'arrêté préfectoral s'impose à tout.

      • CV — Convertly COMBUSTION, « Seuils de validation », grilles gaz naturel, fioul et propane/butane, relevées sur le site. Mini et maxi recommandés = réunion des bandes « Bien » et « Très bien » ; optimum = bande « Très bien ». Le site précise lui-même que ses résultats sont indicatifs, à confronter à la documentation constructeur et aux normes en vigueur.
      • Incohérence 1 — λ mini à 1,0. Un facteur d'air de 1,0 correspond à 0 % d'O₂, c'est-à-dire aucun excès d'air : combustion incomplète assurée. La bande O₂ de la même grille (mini 3 %) équivaut à λ 1,17, et l'article du même site donne λ entre 1,15 et 1,30. Le 1,0 est une erreur de la grille. Ne pas viser un λ inférieur à 1,15.
      • Incohérence 2 — CO₂ propane décalé. Avec un CO₂max propane de 13,8 %, la bande O₂ « Bien » (5 à 6,5 %) donne un CO₂ de 9,5 à 10,5 %, que la grille classe pourtant en « Très bien ». La colonne CO₂ propane est décalée d'environ 1 à 2 points vers le bas par rapport à sa colonne O₂. Se fier à l'O₂.
      • Incohérence 3 — CO₂ fioul, bornes basses. Un O₂ de 8 % (limite « Moyen/Mauvais ») donne un CO₂ de 9,4 %, que la grille classe encore « Moyen » jusqu'à 8 %. Les colonnes O₂ et CO₂ ne basculent pas au même endroit. Cohérent dans les bandes hautes, décalé dans les basses.
      • Incohérence 4 — rendement et pertes. Hors condensation, rendement + pertes ≈ 100 %. Un rendement de 88 % (limite basse « Bien ») correspond à 12 % de pertes, que la grille classe « Moyen ». Les deux lignes ne se répondent pas exactement.
      • Limite 5 — tirage positif classé « Mauvais ». Vrai pour un conduit en tirage naturel. Faux pour une chaudière à ventouse ou un conduit en surpression, où la pression en buse est positive par conception. Ne pas appliquer cette ligne à ces générateurs.
      • Limite 6 — pas de grille condensation. Les températures de fumées « moderne / ancienne » visent des chaudières classiques. Une chaudière à condensation sort ses fumées bien plus bas et son rendement dépasse 100 % sur PCI : la ligne température ne s'y applique pas.
      • Recoupements : la bande O₂ « Très bien » gaz (3 à 5 %) recouvre la consigne Weishaupt (4 à 5 %) ; l'optimum CO₂ fioul (12 à 13,5 %) contient la référence Riello (12,5 %, EN 267) ; le tirage 0 à −2 mbar équivaut aux 5 à 20 Pa de Sauermann.
      • R1 — arrêté du 15 septembre 2009, chaudières de 4 à 400 kW, CO mesuré dans l'air ambiant du local. Ce texte impose de mesurer l'O₂ et le CO₂ mais ne fixe aucune valeur pour ces grandeurs.

      Facteurs exacts : 1 daPa = 10 Pa · 1 mmCE = 9,80665 Pa · 1 mCE = 9806,65 Pa · 1 bar = 100 000 Pa · 1 psi = 6894,757 Pa · 1 mmHg = 133,322 Pa · 1 kcal/h = 1,163 W · 1 BTU/h = 0,293071 W · 1 kWh = 3,6 MJ · 1 kcal = 4186,8 J · 1 pouce = 25,4 mm · 1 gal US = 3,785412 L. Températures converties par les relations exactes entre °C, °F et K.

      Débit=
      m³/h
      Puissance=
      kW
      ΔT
      K
      Température
      °C

      P = Q × ρ × cp × ΔT, cp = 4,185 kJ/(kg·K), ρ de l'eau à la température saisie. Le débit s'en déduit. Valable pour de l'eau.

      Tensionentre phases
      V
      Intensité mesuréepar phase
      A
      Puissance utileplaque moteur
      kW
      Facteur de puissance cos φ *voir la note en bas
      Rendement *voir la note en bas
      %
      Puissance absorbée
      Puissance utile
      Puissance apparente

      * Résistance électrique — corps de chauffe, cordon chauffant, résistance d'appoint : toute l'énergie électrique se transforme en chaleur, donc rendement 100 % et cos φ = 1. Moteur — pompe, ventilateur, brûleur : rendement et cos φ sont inférieurs à 1 et se relèvent sur la plaque signalétique. À titre d'ordre de grandeur, un moteur courant se situe vers 75 à 90 % de rendement et 0,75 à 0,87 de cos φ selon sa puissance et sa classe — ces valeurs ne remplacent pas la plaque. Laisser le rendement à 100 % revient à confondre la puissance utile à l'arbre et la puissance électrique absorbée.

      Méthode et références
      • Monophasé : P = U × I × cos φ, puissance apparente S = U × I. Triphasé : P = √3 × U × I × cos φ, S = √3 × U × I, avec U la tension entre phases et I le courant de ligne. Relations de l'électrotechnique, pas une convention.
      • Rendement : la puissance électrique absorbée vaut la puissance mécanique utile divisée par le rendement. Un rendement de 100 % revient à confondre les deux.
      • Ce que l'outil ne fait pas : aucun choix de section de câble, de calibre de protection ni de vérification de chute de tension. Ces sujets relèvent de la NF C 15-100 et d'une étude électrique.
      • Puissance active ou apparente : d'où viennent les écarts entre outils. Sans cos φ, U × I en monophasé et √3 × U × I en triphasé donnent la puissance apparente en kVA, pas la puissance active en kW — c'est la ligne « Puissance apparente » ci-dessus. Beaucoup de calculateurs en ligne s'arrêtent là : pour 5,5 kW sous 230 V ils annoncent 23,9 A, ce qui ne vaut que pour une charge résistive. Avec un cos φ de 0,85 et un rendement de 80 %, le même moteur tire environ 35 A.
      • Le cos φ s'applique aussi en monophasé : c'est une caractéristique de la charge, pas du nombre de phases. Seule une charge purement résistive — résistance de chauffage, cordon chauffant — a un cos φ de 1. Un moteur monophasé tourne plutôt vers 0,7 à 0,8. Entre monophasé et triphasé, seul le facteur √3 change.
      • cos φ et rendement se relèvent sur la plaque signalétique du moteur. Les valeurs saisies ici n'ont pas de défaut réglementaire.
      À propos
      • P2.PRO — outils de terrain pour la maintenance préventive et curative d'installations de chauffage et de production d'eau chaude.
      • Version 1.0
      • L'application fonctionne entièrement hors ligne. Tous les calculs sont réalisés sur l'appareil : aucune donnée n'est collectée, enregistrée ni transmise.
      Conditions d'utilisation
      • 1 · Objet. L'application met à disposition des repères de contrôle destinés à des professionnels qualifiés. Elle sert à vérifier un réglage existant sur site. Elle ne dimensionne aucun équipement et ne constitue ni une note de calcul, ni un rapport de contrôle réglementaire, ni un avis technique.
      • 2 · Priorité des références. Les valeurs affichées sont indicatives. En cas d'écart, priment dans cet ordre : la notice du constructeur du matériel, le texte réglementaire applicable à l'installation, et l'arrêté préfectoral du site s'il est classé. Une seule valeur de l'application est de nature réglementaire : le monoxyde de carbone dans l'air ambiant du local (arrêté du 15 septembre 2009, chaudières de 4 à 400 kW).
      • 3 · Vérification par l'utilisateur. Il appartient à l'utilisateur de contrôler la cohérence de chaque résultat avant de s'en servir, au regard de l'installation concernée et des documents en vigueur. Les sources retenues pour chaque module sont indiquées dans le module lui-même.
      • 4 · Absence de garantie. L'application est fournie en l'état, sans garantie d'exactitude, d'exhaustivité, de mise à jour ni d'adéquation à un usage particulier.
      • 5 · Responsabilité. L'utilisation de l'application et l'exploitation de ses résultats relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur. L'éditeur ne saurait être tenu responsable des conséquences d'une décision, d'un réglage ou d'une intervention fondés sur les valeurs affichées.
      • 6 · Évolution. Les repères et les sources peuvent être modifiés sans préavis, notamment pour tenir compte de l'évolution des textes et des documentations constructeur.
      Sources et références
      • Pressions de l'installation — NF EN 12828 (méthode à pression variable), documentation constructeur pour la marge sous soupape, DIN 4807-5 et guide CSTC/Buildwise pour le vase sanitaire. Textes encadrants : NF DTU 65.11, NF EN 13831, NF P 52-211.
      • Valeurs de combustion — grilles « Seuils de validation » Convertly COMBUSTION, recoupées avec les notices Weishaupt et Riello. Six incohérences relevées et documentées dans le module. CO ambiant : arrêté du 15 septembre 2009. Au-delà de 1 MW : ICPE rubrique 2910, arrêtés du 3 août 2018.
      • Top gaz — pouvoirs calorifiques et correction aux conditions normales issus des feuilles de calcul d'origine. Le PCI réel du gaz distribué dépend du réseau : se référer au facteur de conversion de la facture.
      • Qualité d'eau — tableau n°2 « Cas courants » de Cegibat (GRDF) et guide technique SYPRODEAU / UNICLIMA, tome 1, juillet 2020. Il n'existe pas de référentiel réglementaire sur la qualité d'eau d'un circuit fermé : ce sont des règles de l'art.
      • Calculatrice — relations physiques et électrotechniques : P = Q·ρ·cp·ΔT côté hydraulique, P = U·I·cos φ et √3·U·I·cos φ côté électrique. Masse volumique de l'eau interpolée au degré.
      • Convertisseur — facteurs exacts. 1 mmCE = 9,80665 Pa, 1 bar = 100 000 Pa, 1 pouce = 25,4 mm, 1 kcal = 4186,8 J.
      • Non consultés : les textes AFNOR et le Reef sont payants et n'ont pas été lus directement. Les règles qui en découlent proviennent de guides professionnels et de documentations constructeur concordants.